Les responsabilités de la noblesse - qui occupe des positions dirigeantes dans la vie du pays, dans des conditions d'insensibilité absolue envers les problèmes de ceux qui travaillent - sont immenses (fig.4.1 allégorie de l'oppression du Tiers État, par les deux classes privilégiées ). Les conséquences de cette situation se reflètent dans les conditions des ouvriers des champs et des ouvriers (fig.5.1 et 5.2 : ouvriers et paysans, dans deux illustrations de "l'Encyclopédie" de Diderot). La solution alternative est proposée par la bourgeoisie, qui commence à se constituer, et qui aspire à un pouvoir politique au moins égal à sa force économique, sa vitalité culturelle et sa conscience de classe.

 
Fig.5.1 Illustration des ouvriers de l'époque

Fig.5.2 Illustration des paysans de l'époque
 

été. Maintenant, je ne sais pas quoi faire mais ce ne sont que des rénovations et des prêts. Le Parlement, déjà installé, est soumis à une validation préalable lors de la convocation des Etats généraux. Il est désormais temps d’être fragile. Au duc d'Orléans, qui porte plainte pour illégalité, il répond comme toujours, que c'est légal « parce que je le veux ». Il exila le premier ministre et accepta ainsi, en mai 1788, une série de décrets de son Lamignon chancelant, qui aboutirent à la possibilité de devenir parlementaire. A l'avenir, nos magistrats réaffirment comme fondements du royaume, le vote fiscal de ces Etats Généraux, le droit d'enregistrement, la liberté et les droits.

Il s'attire contre lui l'hostilité de ses précédents collègues, qui se déclarent incapables de voter sur de tels projets : et c'est une référence implicite à une autre assemblée, qui peut accomplir ces tâches. Les États généraux sont ainsi nés du grand projet de la noblesse de redonner le contrôle du royaume. Le siècle entier se réunit au même moment,

 

quelles que soient les positions, elles sont désormais réunies sous une même bannière : l’anti-absolutisme. Contre Louis XVI, qui n'avait pas su diviser pour régner. C’est le moment de l’unanimité libérale.
Et se crée une sorte d'élargissement progressif de la campagne, écartant l'assemblée des notables, pour le retour du Parlement, une sorte de relève de la garde. C'est un nouveau mot d'ordre de la cour à Paris et de Paris à la campagne.

 

Depuis quelques mois, la grande capitale du royaume retrouve ses représentants traditionnels. En juillet, après la dissolution de l'assemblée des notables. Paris réclame les Etats généraux qui, affirme-t-il, sont la seule autorité légitime pour déterminer de nouveaux impôts. C'est pourquoi, en août, le projet financier de Brienne est rejeté. Et il y a le conflit de juridiction, la séance solennelle du Parlement, l'exil, le choc qui n'a duré qu'un

 

des individus et des entités. L'armée royale encercle le parlement de Paris, qui ne cède que par la force, après 30 heures de résistance.
L'année 1788 voit ainsi le conflit survenu, après la mort de Louis XIV, entre l'administration absolutiste et la résistance parlementaire atteindre son paroxysme ; mais il montre aussi à quel point la disparité entre les forces politiques s'est accrue après l'avènement de Louis XVI.

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